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34e conférence – 25 mai 2018

Pour sa 34e conférence, Fillosophie a le plaisir d’accueillir Joëlle Zask,
le vendredi 25 mai à 13h00 au département de philosophie de l’UQAM (W-5215)

Titre : « Quand la place devient publique »

Résumé : Aujourd’hui, c’est vers les places publiques que nous nous tournons pour « réinventer la société », car nous y voyons le meilleur lieu d’opération pour l’innovation politique et l’expérience démocratique. Mais à quelles places publiques pense-t-on précisément ? Admettons qu’elles jouent un rôle, mais est-ce forcément celui d’assurer les libertés et de « recréer du lien social » ? Et inversement, se rassembler sur la place, est-ce par là même faire acte de « démocratie » ? En réalité, conçues par des rois, des empereurs, des chefs fascistes qui nous les ont léguées, bien des places se révèlent des dispositifs de contrôle brutal et de surveillance minutieuse. Jules César, Louis XIV, Napoléon III, Ismaïl Pacha, Hitler ou Mao Zedong ont voulu des places à leur image. Mais qu’en est-il des démocrates convaincus ? Se sont-ils eux aussi demandé quelles places conviendraient à leurs idéaux et à la promotion des modes de vie démocratiques qui leur tiennent à cœur ? La réponse est non. En adoptant le point de vue de l’usager-architecte que chacun de nous pourrait être, cet essai a pour but de contribuer à répondre à ces questions : quelles places en démocratie ? Comment les concevoir afin qu’elles soient appropriées non aux masses, aux foules ou aux troupes, mais aux véritables publics ?

Bio : Professeure de philosophie à l’université de Provence, spécialiste de philosophie politique, Joëlle Zask a traduit et introduit en France les oeuvres de John Dewey qui connaissent en ce moment aux Etats-Unis un retour impressionnant après une longue éclipse. En particulier, elle a traduit et commenté Le Public et ses problèmes , ouvrage essentiel pour la compréhension actuelle des problèmes politiques dans un univers incertain. Comme Dewey, elle s’intéresse aux conditions culturelles de nos représentations politiques.

Comme d’habitude, la conférence est gratuite et ouverte à tout le monde.
Des collations seront servies.

Nous espérons vous y voir en grand nombre!

30e CONFÉRENCE – 15 FÉVRIER 2018

Pour sa 30e conférence, Fillosophie a le plaisir de recevoir Alice Livadaru (UQÀM).
Cette conférence aura lieu le jeudi 15 février à 18h, à l’UQÀM, salle à venir.

Titre : « Le raisonnement juridique : nouvelles pistes de réflexion à partir des sciences cognitives »

Résumé : La conférence portera sur les différences de raisonnement en contexte juridique entre les juristes et les non-juristes. J’analyserai plus précisément l’impact de la formation juridique sur le raisonnement. Est-ce que la formation juridique donne lieu à des différences marquées entre le raisonnement en contexte juridique des juristes et celui des non-juristes ou ces différences ne sont-elles que superficielles? Plus spécifiquement, ces différences se rattachent-elles aux processus de raisonnement eux-mêmes ou au contenu qu’ils traitent? Pour répondre à ces questions, je m’appuierai sur le cadre théorique fourni par les sciences cognitives et la psychologie du raisonnement. J’aborderai, notamment, la pertinence des théories des processus duaux pour traiter du sujet du raisonnement juridique.

Alice Livadaru est bachelière en droit et complète actuellement une maîtrise en philosophie à l’Université du Québec à Montréal.

Bienvenue à tout le monde. L’événement est gratuit.

 

Lien Facebook : https://www.facebook.com/events/272326519967138/

26e conférence – 22 septembre 2017

Pour sa première conférence de l’année académique 2017-2018, Fillosophie a le plaisir de recevoir Molly Kao, professeure de philosophie à l’UdeM.

Titre – « Les contextes de découverte et justification : comment maintenir la distinction? »

La conférence aura lieu le vendredi 22 septembre à 14h00, au local DS-1950 (Pavillon J.A. DeSève, 320, rue Sainte-Catherine Est).

Résumé – Les philosophes des sciences distinguent souvent le « contexte de justification » d’une théorie scientifique de son « contexte de découverte ». On a introduit cette distinction afin de séparer, d’une part, les éléments qui contribuent à la justification d’une théorie, considérés comme étant épistémiques et, d’autre part, les processus menant à la découverte de cette théorie, que certains ont considéré comme uniquement psychologiques. Bien que la plupart des philosophes soient d’accord sur le fait qu’on ne peut pas traiter la distinction entre découverte et justification comme une division chronologique des étapes du développement d’une théorie, il n’existe toujours pas de consensus sur la meilleure manière de caractériser la distinction, ni sur son importance philosophique. Je défends l’idée que les deux contextes sont mélangés, mais de manière différente que l’ont fait valoir d’autres auteurs. Pour ce faire, j’introduis l’expérience physique de Robert Millikan sur l’effet photoélectrique. J’émets l’hypothèse qu’on peut maintenir la distinction entre les deux contextes, mais qu’il faut toujours spécifier le domaine quand on désigne une expérience comme faisant partie de l’un ou l’autre.

Comme d’habitude, l’événement est gratuit, ouvert à toutes et tous. Nous espérons vous voir en grand nombre pour cette 26e édition!


Les travaux de Molly Kao portent sur la philosophie des sciences, avec une spécialisation en histoire et philosophie de la physique. Elle s’intéresse aussi à l’épistémologie, à la théorie de la décision, à la logique et à la pensée rationnelle.
Source :http://philo.umontreal.ca/repertoire-departement/vue/kao-molly/

Retrouvez notre événement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/249745718881469/