12e conférence – REPORTÉE

La conférence aura lieu le

vendredi 11 décembre 2015 à 13h

Université du Québec à Montréal, salle DS-1950

Cette conférence est reportée à une autre date, qui sera annoncée bientôt. Nous sommes désolées pour cet inconvénient.
Nous vous invitons à faire preuve de solidarité et de ne pas franchir les piquets symboliques du SÉTUE, s’il y en a.

Conférencière: Mélissa Thériault

« Passer la frontière : de l’écriture littéraire à l’écriture philosophique »

Résumé:
Les philosophes, comme les littéraires, entretiennent un rapport privilégié à l’écriture, action qui constitue l’élément le plus fondamental de leur activité professionnelle. Si ces pratiques sont condamnées à un dialogue constant en raison d’un inévitable jeu d’emprunts et d’influences, il n’en demeure pas moins que les rivalités disciplinaires sont observables. Par exemple, certains ont défendu l’idée selon laquelle la philosophie peut être vue simplement comme un genre littéraire parmi d’autres, ce qui n’a pas manqué d’être interprété comme une menace pour la pratique philosophique en soi. Mais si la frontière entre les deux n’était, de facto, pas si nette?

Pour tenter de répondre (ne serait-ce que provisoirement) à cette question, nous exposerons quelques exemples où l’écriture, justement parce qu’elle refuse de s’astreindre à un seul genre, contribue non seulement à enrichir la philosophie mais lui est, en quelque sorte, nécessaire.

À propos de la conférencière:
Mélissa Thériault est professeure au Département de philosophie et des arts de l’UQTR depuis 2013 où elle dirige le Laboratoire de recherche en esthétique. Elle agit à titre de collaboratrice ponctuelle pour le magazine Spirale et est vice-présidente de la Société de philosophie du Québec. Ses travaux actuels portent sur les représentations éthiques et politiques dans le cinéma québécois, sur les liens entre littérature et philosophie, ainsi
que sur les questions féministes. Son plus récent ouvrage vient de paraitre chez Nota Bene sous le titre « Le ‘vrai’ et le reste. Plaidoyer pour les arts populaires »