11e conférence – 13 novembre 2015

La conférence aura lieu le

vendredi 13 novembre 2015 à 12h30

Université du Québec à Montréal, salle W-5215

Conférencière: Marianne Di Croce

«Arendt, la désobéissance civile et Antigone»

Résumé:
Dans son texte intitulé « La désobéissance civile » Hannah Arendt développe une critique de la désobéissance civile conçue comme le fait d’un individu isolé, ou de l’objecteur de conscience. Introduisant cette critique par une discussion de la position de Socrate dans le Criton (obéissance aux lois de la cité) et de celle de Thoreau (désobéissance aux lois), Arendt montre comment ces figures classiques du débat entourant la relation entre le citoyen et la loi posent la désobéissance civile sur le terrain de la morale individuelle plutôt que sur le terrain collectif du politique.

C’est sur cette base que j’aimerais proposer, dans cette conférence, une lecture arendtienne d’Antigone (de Sophocle), une autre figure classique de la question de la désobéissance civile à laquelle Arendt ne fait étonnamment pas référence. Antigone pourrait-elle être qualifiée d’actrice politique par Arendt ou subirait-elle la même critique que Socrate et Thoreau ? Cet examen de la position d’Antigone vise également à faire ressortir l’intérêt de la conception arendtienne de la désobéissance civile et à engager notre réflexion sur cette question dans le contexte politique actuel.

À propos de la conférencière:
Marianne Di Croce est professeure de philosophie au Cégep de Saint-Jérôme et doctorante en science politique à l’Université d’Ottawa. Passionnée par tout ce qui touche au politique et à l’éducation, elle s’intéresse particulièrement aux questions de la démocratie, de l’espace public et de la liberté politique. Ayant à coeur de joindre l’action à la réflexion, elle a notamment été de l’équipe qui a organisé La nuit de la philosophie de 2005 à 2009 à l’UQAM, puis de celle qui a fondé l’UPop Montréal, un projet d’université populaire.

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