3e conférence – 16 avril 2014

La prochaine conférence (en forme de programme double!) aura lieu

Mercredi 16 avril 2014 à 10h30

UQAM, Local DS-1950 (Pavillon J.-A.-DeSève – 320 Rue Saint-Catherine Est)

PROGRAMME:

10h30 – Clélia Sève: «Fiction et émotion» (résumé)
11h30 – PAUSE CAFÉ
11h45 – Aline M. Ramos: «Est-il prudent de diviser les vertus en morales et intellectuelles?» (résumé)
12h45 – DÎNER (buffet)

Résumés:

Fiction et émotion

Qui n’a pas pleuré, ou du moins ressenti de la peine à la fin de La vie est belle de Roberto Benigni ? Pourquoi nous soucions-nous du sort de ces personnages, alors que nous ne croyons pas en leur existence ? Comment peuvent-ils nous émouvoir si nous savons que les situations  représentées ne sont pas vraies ? Ces questions sont au cœur du paradoxe de la fiction, un problème déjà abordé par Aristote et toujours irrésolu. Certaines propositions en esthétique contemporaine, en particulier les théories de Kendal Walton et de Gregory Currie, s’avèrent toutefois convaincantes. De plus, un certains nombre de preuves empiriques provenant des sciences cognitives viennent soutenir leurs idées. En s’inspirant de ces théories, je proposerai des réponses à ces interrogations. Je montrerai que c’est parce que le spectateur fait-semblant de croire en l’existence des personnages et situations fictionnels qu’il éprouve des émotions à leur égard. Enfin, j’aborderai un des processus qui permet le déclenchement des émotions engendrées par les fictions : l’empathie.

Est-il prudent de diviser les vertus en morales et intellectuelles?

Vertu.cathedrale.Sens

Au début de l’Éthique à Nicomaque, Aristote divise les vertus en morales et intellectuelles. Mais cette division est-elle vraiment bonne? Et que dire des vertus telles que la prudence, qui semble parfois être une vertu morale et, parfois, intellectuelle? Ne peut-on tout simplement dire que tous les vertus sont, dans le fond, intellectuelles? Ou n’y a-t-il pas une autre division possible?

Dans ma conférence, je présente des réponses médiévales tardives à ces questions, à savoir, celles offertes par Jean Buridan (c.1300 – c.1360) dans son commentaire à l’Éthique à Nicomaque d’Aristote: le commentaire le plus connu de cet ouvrage aristotelicien en Europe jusqu’au début du XVIe, mais qui, jusqu’à présent, n’a pas été édité ni traduit à une langue moderne. Après avoir répondu à ces questions, j’examinerai aussi le rôle de l’enseignement, de l’expérience et de l’habituation dans le développement des vertus, toujours selon Buridan.

Pluriel: 3 commentaires

  1. Mais ca doit couter cher de fournir un buffet en plus! pourquoi ne pas chargé genre 2$ ou plutôt suggéré en don pour perdurer cette tradition! Franchement!

    1. Merci de votre commentaire. Heureusement, pour notre pause café et notre buffet du midi (qui reste quand même modeste), on compte avec de l’aide financière de l’association des étudiantEs en études avancées en philosophie de l’UQAM (AEEAP-UQAM), ainsi qu’avec la générosité du département de philosophie de l’UQAM. Vu que le but du groupe c’est de rendre la philosophie plus inclusive et accessible à tout le monde, on aimerait bien garder la gratuité de nos événements. Merci quand même de votre suggéstion.

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